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On identifie un sol glissant, on sécurise un équipement défectueux, on équipe et on corrige le risque physique associé au travail.
En revanche, une grande partie des risques professionnels échappe encore à l’œil nu. Et puisqu’ils ne se voient pas, certains préfèrent considérer qu’ils n’existent pas.
La bonne aubaine ou la grave erreur ?
Les RPS ne laissent pas de trace immédiate: rien sur les radios, pas de plâtre
et pas de sang partout. Pourtant, leurs effets sont tout aussi mesurables lorsque l’on sait faire le lien entre la santé et le travail.
Une charge de travail qui pousse dans le rouge les collaborateurs, un climat relationnel qui se dégrade jusqu’au harcèlement, un sentiment d’isolement ou des rumeurs au sein d’un collectif sont des phénomènes qui fragilisent l’organisation en profondeur.
Aujourd’hui, les troubles liés au stress et à l’épuisement représentent plus d’un tiers des arrêts longue durée en France.
Et la frontière juridique évolue.
En décembre 2025, une cour d’appel a reconnu comme accident du travail un choc émotionnel soudain provoqué par la réception d’un mail hiérarchique, ayant entraîné un état d’anxiété aigu médicalement constaté.
Autrement dit, un événement professionnel peut désormais être reconnu comme accident du travail sans lésion physique visible, dès lors qu’un fait précis est établi.
Les RPS sont donc des risques professionnels à part entière et exigent la même rigueur de traitement que les risques physiques en étant objectivés et contextualisés.
Les directions et les DRH qui enfin, réalisent que la prévention des RPS se structure autour de l’analyse des facteurs organisationnels, l’écoute des collectifs, l’évaluation des indicateurs sociaux et la construction d’un plan de prévention primaire, se donnent des outils stratégiques d’aide à la décision
au profit de leur performance sociale durable.
Ou alors, je vous fais un dessin, tiens.