Voici 8 piliers pour piloter la santé mentale au travail.
Certains DRH me disent que c’est trop ambitieux et d’autres qu’ils n’ont pas les moyens de tout faire.
Oui mais non.
Ils ont raison, mais ce n’est pas une raison de ne pas agir.
Ces 8 piliers ne sont pas une liste de chantiers à traiter séparément, c’est un système tout entier à piloter.
Touchez l’un, les autres bougent.
Négligez l’un, l’ensemble vacille.
Lancer un sponsoring des directions sans espaces de discussion sur le travail réel, c’est de la comm.
Former des managers sans sécurité psychologique, désolée, mais c’est encore de la comm.
Évaluer les RPS sans plans d’actions associés, toujours de la comm.
Le paradoxe de la prévention, c’est qu’on ne peut pas la faire à moitié, c’est vrai, mais toutefois, elle n’exige pas tout, tout de suite.
Elle exige une direction, une stratégie, des gestes vrais, tenus dans la durée. Elle demande du temps long, sans une succession d’actions chocs, mais plutôt d’une politique de petits pas.
Elle embarque tous les acteurs qui ont bien compris les enjeux pour eux-mêmes, pour leurs collègues et pour la performance de l’entreprise dans laquelle ils bossent.
C’est là que les organisations qui durent, se distinguent de celles qui gèrent les crises, parce qu’elles ont compris que la prévention n’est pas un sujet de réparation, mais plutôt d’anticipation.