Ils n’étaient pas tous malheureux au travail.
Il existe un grand malentendu qui règne aujourd’hui dans nos organisations.
Trop souvent, la santé mentale au travail est pilotée par le prisme exclusif de la souffrance.
Le regard des dirigeants et des DRH se focalise quasi systématiquement sur la zone rouge : celle de la détresse, du stress chronique et du burn-out.
Celle qui remonte tardivement, celle où l’on affirme souvent n’avoir rien vu, rien entendu, rien capté.
Cette approche réactive, qui consiste à réparer et à éteindre les feux, concerne certes une minorité dont il faut s’occuper.
Mais avant d’en arriver là, de dépenser de l’énergie, du temps et de l’argent, il est impératif d’investir là où se joue l’essentiel de l’enjeu stratégique.
Oui, la santé mentale ne doit plus être gérée comme un risque à endiguer, mais bien comme le moteur premier de la performance durable.
La véritable bataille ne se joue pas uniquement dans la gestion des crises, mais bien dans la zone verte, celle de l’engagement et de la culture.
C’est ici que demeurent tous les autres, cette majorité motivée et engagée qui assure le fonctionnement quotidien de l’entreprise.
Ignorer cette population sous prétexte qu’elle ne présente pas de symptômes aigus est une erreur de gestion majeure, stratégique et humaine.
Comme je le rappelle souvent avec les missions de Labor&Sens, prendre soin du travail, et pas seulement des travailleurs, est la clé pour les protéger et de fait penser prévention primaire sans attendre que le vert ne vire au rouge.