La santé mentale au travail nous concerne tous.
Et pas seulement une poignée d’irréductibles, volontaires ou désignés d’office, à qui l’on confie une mission supplémentaire, une formation one shot et un encadré dans l’intranet.
C’est d’abord un sujet qui doit être porté et incarné au plus haut de l’entreprise, parce qu’une culture ne se diffuse jamais par le bas lorsqu’elle n’est pas assumée par le sommet.
Et c’est une culture qui se distribue ensuite à tous, car elle nous concerne tous et qu’il est grand temps de cesser de la considérer comme périphérique, de n’y penser que pendant les crises ou de la réserver à quelques-uns.
C’est dans cet esprit que je dispense de plus en plus de formations destinées à ce que j’appelle des bienveilleurs. Suite logique des formations PSSM, elles en prolongent l’élan et renforcent l’architecture déjà en place, en apportant à ceux qui s’engagent ce qui leur manque le plus souvent : du soutien, du temps et de la relecture.
Les bienveilleurs ne sont qu’une branche renforcée d’une vigilance qui se partage, une vigilance qui descend de la culture et du sponsoring d’une direction qui l’assume, qui mobilise le CSE dans le dialogue social, qui outille les managers à repérer les signaux faibles et qui rend chaque salarié attentif à son voisin, aidé par des bienveilleurs qui écoutent, observent, orientent, puis font remonter ce qu’ils perçoivent.
C’est une culture à construire ensemble, des actions à engager collectivement avec ce leitmotiv vissé aux valeurs communes: la santé de chacun et chacune n’a pas de prix, c’est l’inaction qui en a un.